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21-03-2016

Cycle Menstruel : Une Entreprise Britannique Choisit D'adapter Le Planning De Travail De Ses Employées.

Génial coup de pub, ou politique sociale d'entreprise particulièrement exemplaire ? Toujours est-il que la société Coexist semble être parvenue à créer le buzz avec sa récente annonce : mettre en place une politique de gestion du temps de travail de ses employées qui prenne en compte leur cycle menstruel.
La plupart des employeurs hésiteraient à faire une telle proposition, par peur d'être taxés de misogynie. Pour autant, c'est bien une femme, Bex Baxter, co-directrice de la société qui vante aujourd'hui les mérites de cette proposition. Il faut dire que l'idée n'est pas totalement neuve. En réalité, plusieurs pays asiatiques ont ouvert la voie. Précurseur en la matière, le Japon instituait le congés menstruel dès 1947. Aujourd'hui l'idée commence à essaimer en Chine, fait débat en Russie comme aux Canada, et fait l'objet d'ouvrages où se mêlent arguments médicaux et réflexion juridique.
Il ne fait pas de doute d'ailleurs que l'appel, en 2014, du professeur Gedis Grudzinskas, en faveur d'un congés menstruel payé, aura contribué à convaincre les dirigeants de Coexist.
Le gynécologue britannique, espérant sans doute faciliter l'acceptation d'une telle idée par les dirigeants d'entreprise, avait su faire valoir tout l'intérêt de cette mesure en terme de productivité. Au Royaume-Uni, on n'est jamais pragmatique pour rien ! Le personnel de Coexist est majoritairement féminin, et sa directrice Bex Baster ne cache pas qu'en prenant davantage en compte le rythme biologique de ses employées, elle s'attend à plus de créativité, d'énergie et d'efficacité. En réalité, personne ne semble douter de l'impact potentiellement positif du congés menstruel. Pourtant on est en droit de s'interroger sur le devenir d'une telle initiative. Aucune étude scientifique sérieuse n'est jamais venue apporter les éléments factuels, médicaux, sur la base desquels le législateur aurait pu s'appuyer. Toutes les femmes ne sont pas logées à la même enseigne, et si les règles très douloureuses existent, elles ne touchent pas toutes les femmes.
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